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Projet d’augmentation de la puissance de la centrale hydroélectrique de Buckingham à Gatineau

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tenait le 7 juin dernier une séance d’information sur le Projet d’augmentation de la puissance de la centrale hydroélectrique de Buckingham à Gatineau par Boralex inc. Cette séance permet aux citoyens de s’informer sur le projet, la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, le processus de consultation publique ainsi que sur le rôle du BAPE. La période d’information et de consultation du dossier par le public se terminera le 14 juillet 2017.

C’est durant cette période de 45 jours que tout citoyen, tout groupe, toute municipalité ou tout organisme peut faire la demande d’une audience publique auprès du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Le cas échéant, une commission du BAPE pourrait être chargée d’enquêter sur le projet et de consulter la population à cet effet.

Les citoyens peuvent se renseigner sur le projet en consultant l’étude d’impact réalisée par le promoteur et les autres documents décrivant le projet et, entre autres, ses répercussions sur l’environnement.

L’ensemble du dossier est notamment disponible sur le site Web du BAPE au www.bape.gouv.qc.ca, sous la rubrique « Mandats en cours ».

Le projet

Boralex inc. souhaite effectuer des travaux pour augmenter la puissance de la centrale hydroélectrique de Buckingham à Gatineau, située aux abords de la rivière du Lièvre, grâce au remplacement de quatre de ses cinq turbines. Ces modifications permettraient à la centrale de turbiner l’eau disponible de la rivière du Lièvre de façon plus optimale afin d’obtenir une puissance installée jusqu’à 20 MW.

Les travaux proposés n’amèneraient aucun changement au profil de la rivière et ne nécessiteraient aucune intervention en rive gauche. Le bâtiment serait toutefois réhabilité pour permettre l’installation des nouvelles turbines.

Le promoteur prévoit commencer les travaux au début de 2018 pour une remise en service de la centrale à l’automne 2019. Le coût du projet est évalué à 40 M$.

Les répercussions prévues par le promoteur et les mesures d’atténuation proposées dans l’étude d’impact

La réalisation du projet aurait des répercussions, notamment sur l’habitat du poisson, sur le bruit et sur le paysage, mais générerait des retombées économiques locales.

En ce qui concerne le milieu biologique, le projet engendrerait la mise à sec de zones de travail et la remise en eau de ces zones une fois les travaux terminés. Les poissons qui pourraient se trouver dans la zone à assécher seraient transportés en eau libre.

Sur le plan humain, les déplacements de la machinerie et des camions pourraient perturber la circulation locale. En phase de construction, le remplacement des installations du projet modifierait temporairement l’aspect visuel du site pour les résidents et les usagers des sentiers récréatifs. Selon le promoteur, les travaux pendant la phase de construction augmenteraient le niveau sonore ambiant. Afin d’atténuer cet impact, les travaux bruyants seraient réalisés de jour seulement en respectant les normes en vigueur.

Selon l’étude d’impact, le projet engendrerait des retombées économiques locales liées à l’embauche d’entrepreneurs locaux, à l’achat de matériel et à la présence de travailleurs provenant de l’extérieur de la région pour la durée des travaux.

Source : BAPE <