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Interconnexion Québec-New Hampshire : Analyse comparative des tracés

Hydro-Québec rendait public le 10 mai dernier publique son analyse du scénario d’enfouissement de la portion sud de la ligne d’interconnexion Québec-New Hampshire sous les chemins traversant la forêt Hereford. L’équipe d’ingénieurs et d’experts en environnement d’Hydro-Québec a ainsi comparé ce tracé, proposé par l’organisme Forêt Hereford Inc. (FHI), au tracé souterrain et au tracé aérien déjà évalués par Hydro-Québec dans ses études d’avant-projet.

Ainsi, le tracé proposé par FHI :

  • nécessite des travaux d’excavation d’une tranchée et d’enfouissement de câbles. Ces opérations, échelonnées sur deux ans, comporteraient des impacts environnementaux dont certains pourraient nuire aux milieux humides et aux cours d’eau ;
  • suppose la construction d’installations aérosouterraines sur des terrains privés situés à l’extérieur de la forêt. Ces installations devraient demeurer accessibles en tout temps ;
  • impose des restrictions à la circulation pour la population locale pendant les travaux de construction et lors d’opérations d’entretien une fois la ligne en exploitation.

L’enfouissement : moins visible, mais pas sans impacts

Une ligne de transport souterraine, qu’elle passe sous les chemins de la forêt ou ceux des communautés avoisinantes, a un avantage incontestable : elle n’est pas visible. Cependant, après avoir évalué les autres dimensions de ces scénarios, et en les comparant à l’option du tracé retenu, Hydro-Québec estime que l’option aérienne demeure celle qui minimise les impacts sur l’environnement et la population. Elle permet d’éviter les principaux impacts sur les cours d’eau et les milieux humides tout en ayant significativement moins d’effets perturbateurs sur la communauté et ses activités socio-économiques. De plus, la ligne aérienne est plus avantageuse sur le plan économique, car elle a une durée de vie deux fois plus longue.

Un surcoût d’environ 60 M$

L’écart de coûts entre le tracé proposé par FHI et celui d’une ligne aérienne est d’environ 60 millions de dollars, pour une ligne dont la durée de vie serait deux fois plus courte.

Par rapport au tracé souterrain longeant les voies publiques, déjà évalué par Hydro-Québec, la proposition de FHI permettrait une économie de l’ordre de 5 millions de dollars. Cependant, cette évaluation est notamment fondée sur l’hypothèse que le roc ne représente pas de contraintes particulières. Une telle situation apparaît peu probable dans un secteur situé aussi près d’une montagne. En présence de roc, il est parfois nécessaire de procéder à du dynamitage, ce qui augmenterait les coûts.

Le tracé retenu : le résultat d’une démarche de consultations rigoureuse

Pour faciliter l’acceptation de ses projets, Hydro-Québec encourage les collectivités à prendre part à leur planification. Dans le cadre du projet d’interconnexion Québec-New Hampshire, Hydro-Québec a réalisé une démarche ouverte de participation du public au cours de laquelle les élus et les gestionnaires du territoire de même que la population ont été consultés. Cet exercice ainsi que les différentes analyses menées par Hydro-Québec nous ont conduit au choix d’une ligne aérienne passant à l’ouest du mont Hereford. De plus, Hydro-Québec s’engage à réaliser les nombreuses mesures d’atténuation et de compensation qui ont été conçues en collaboration avec la Table d’information et d’échanges - secteur mont Hereford.

Pour consulter le rapport >

Source : Hydro-Québec <